Mercredi 10 mars. Les hautes missions de l’Education nationale incarnent notre République. La droite s’en moque. Depuis 2002, elle a imposé des réformes précipitées, de la maternelle aux universités, du bac pro en trois ans à la disparition des IUFM, en passant par le changement de statut des enseignants-chercheurs. Une unique motivation la guide : réaliser des économies. Cela se traduit par des vagues de suppressions de postes, par la disparition des options au lycée. Pour détourner l’attention, cette même droite se focalise sur les questions de sécurité dans les établissements scolaires. Des tensions existent, parfois même surgissent des drames. Mais au lieu d’installer des vidéos de surveillance, l’Etat ne devrait-il pas cesser de supprimer des postes, de fragiliser la communauté éducative ? La meilleure sécurité, c’est la présence humaine. En réduisant ainsi les moyens accordés à l’Education nationale, la droite agit à court terme. C’est un pari dangereux. Car l’éducation et la formation sont un investissement essentiel pour l’avenir des jeunes générations. Vendredi 12 mars, les organisations syndicales appellent à un mouvement de grève. On ne peut que les comprendre. JJQ